le 25 octobre devant l’Assemblé Générale et le 27 octobre au Conseil de Sécurité.

1 - Le rapport établi par la Rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels, Mme Karima Bennoune, a été présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York le mercredi 25 octobre  http://undocs.org/fr/A/72/155

La Rapporteuse spéciale alerte sur la menace que font peser sur les droits culturels les diverses formes de fondamentalisme religieux et d’extrémisme politique.

Elle souligne que, face à ces fléaux, il faut adopter « une approche axée sur les droits fondamentaux qui tienne pleinement compte de la problématique hommes-femmes, fasse une place centrale aux droits culturels et à l’égalité de ces dernières, et défende le principe de l’universalité. Les droits fondamentaux des femmes, notamment leurs droits culturels, constituent un élément essentiel de la lutte engagée contre le fondamentalisme et l’extrémisme, sans lequel elle ne pourra aboutir. »

Le rapport affirme que la laïcité « est un élément déterminant dans la lutte contre les idéologies extrémistes et fondamentalistes qui visent les femmes". Il dénonce le relativisme culturel et l’exigence de « pudeur sexospécifique » dans les codes vestimentaires. Il décrit les conséquences néfastes de la privation des droits à la contraception et à l’avortement sur la santé et l’accès aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes et des filles.

Le rapport est en parfaite concordance avec les principes républicains de la France et les déclarations faites lors des Commissions de la Coordination des femmes (CSW). Les discussions sont très difficiles. L’émancipation et l’autonomie des femmes se heurtent à la machocratie encore bien trop présente chez les responsables politiques.
C'est Malte qui préside l'UE en ce moment et parle en son nom, mais la France s'exprime également. Toutes les associations membres du Réseau francophone pour l'égalité femmes-hommes ont été informées et interviennent auprès de leurs gouvernements respectifs.

2- La France préside ce mois-ci le Conseil de Sécurité et organise un débat « Femmes, paix et sécurité » le 27 octobre.

Les différentes résolutions signées depuis 2000 pour la participation significative des femmes dans la résolution des conflits, les efforts humanitaires, les processus de paix, la consolidation de paix sont loin d’être effectives.
 Regards de femmes a signé avec 391 ONG de 98 pays une lettre ouverte exhortant tous les États Membres à prioriser l’égalité des genres et les droits des femmes et à appuyer la société civile féminine ainsi que les femmes défenseuses de droits humains.
 La Paix ne peut se faire sans l'implication et les voix des femmes dans les programmes de reconstruction et de réconciliation. Elles doivent être appelées à siéger à la table des négociations à tous les niveaux de prise de décisions, y compris sur les processus électoraux et politiques comme sur la réforme du secteur de la sécurité.

Ces évènements et leur suivi auront des conséquences vitales pour les femmes et les organisations de femmes dans les pays touchés par les conflits. Elles ont besoin d’un appui médiatique, politique et financier de la communauté internationale et non de promesses vides.

Soyons particulièrement vigilantes sur la question de l'état civil. La majorité de la population du nord du Mali et principalement les enfants qui vivent dans les zones post-conflit ne disposent pas d’acte de naissance car l’état civil a été complètement saccagé et détruit par les groupes armés.

Ce problème est également préoccupant dans toute la CEDEAO ainsi que dans  les camps de réfugiés où qu'ils soient établis.