La Mairie de Paris voulait déménager la Bibliothèque Marguerite Durand du bâtiment qu’elle occupe dans le 13e arrondissement depuis 1989, afin que la médiathèque Jean-Pierre Melville puisse occuper à elle seule tout le bâtiment. Elle voulait l'installer à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. Installer une bibliothèque saturée dans une autre bibliothèque saturée, très prometteur !

Le collectif "Sauvons la bibliothèque Marguerite-Durand", fondé par l’association Archives du féminisme, s'est mobilisé pour sauver la bibliothèqe:  il a lancé une pétition qui a recueilli  plus de 11 000 signataires et plusieurs centaines de personnes ont  manifesté pour son maintien le 18 novembre dernier.

REFH fait partie de cette mobilisation.

Bruno Julliard, premier adjoint àla Mairie de Paris  a annoncé le 4 décembre le maintien de l’établissement à l’emplacement qu’il occupe 79 rue Nationale dans le 13e arrondissement.

Le Collectif Sauvons la BMD !, qui groupe, à l'initiative de l'association Archives du féminisme, des chercheuses, des usagères, des associations féministes et universitaires, en lien avec l'intersyndicale des bibliothèques de la Ville de Paris, se félicite de cette sage décision.


La bibliothèque Marguerite Durand est un trésor incomparable pour la mémoire des femmes et les recherches sur le féminisme. Elle est  la seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, et jouissant d’une renommée internationale, alors que la plupart des pays européens ont des musées sur l’histoire de la condition des femmes et de la conquête de leurs droits. Elle a été fondée en 1932 grâce au don de la journaliste féministe Marguerite Durand.
La Ville de Paris, dont elle dépend, avait proposé une solution peu satisfaisante pour son avenir. Elle a entendu les réactions des chercheuses, des syndicats, les protestations internationales et les propositions d’historiennes.


Le Collectif va continuer le dialogue avec la mairie pour que la bibliothèque, saturée depuis une vingtaine d'années, puisse disposer d'espace et de moyens supplémentaires. Pourquoi pas au sein d'une Cité des femmes et du genre dont elle serait le centre ?