Le RN propose la réouverture de maisons closes, sous forme de "coopératives." ! qui remet en cause la loi de 2016 dont nous nous apprêtons a fété le 10eme anniversaire.
De nombreuses réactions des abolitionnistes dont le CollectifAbolition dont REFH fait partie.
Voir la réaction de la sénatrice Laurence Rossignol
Collectif Abolition : Un collectif mobilisé pour l’abolition du système prostitueur et pour la défense des droits des victimes majeures et mineures
Communiqué de presse du 28 avril 2025
"Le mois d’avril 2025 est celui du 9ème anniversaire de la loi n° 2016-444 du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées dite loi « loi Olivier-Coutelle 1, reconnue comme un modèle, à travers le monde, par de nombreuses associations féministes et autres ONG de défense des droits fondamentaux mais aussi par les survivantes de la prostitution.
A cette occasion, le collectif Abolition, qui regroupe actuellement 30 réseaux associatifs, collectifs ou associations, a décidé, de relancer et de renforcer ses actions de plaidoyer commun :
- de promotion et de développement de la loi abolitionniste, y compris sur le plan international et de plaidoyer en faveur de son application pleine et entière ;
- de défense des politiques abolitionnistes du système prostitutionnel et de lutte contre toute forme de marchandisation des femmes (prostitution, traite, « assistance sexuelle » aux personnes en situation de handicap, pornographie, exploitation reproductive/GPA).
Le collectif apporte ainsi son total soutien aux victimes de l’affaire French Bukkake, dans toutes les procédures qu’elles ont engagées.
Le collectif Abolition rappelle que :
- la prostitution est une des formes extrêmes de violence sexiste et en particulier sexuelle,
- dans leur très grande majorité les victimes sont des femmes et des filles.
COMMUNIQUE DE PRESSE de la CLEF du 20/12/2024 –
Procès des violeurs de Mazan : Un verdict mitigé symptomatique d’un système défaillant
18 février : REFH se joint au texte dénonçant la loi récemment entrée en vigueur en Belgique et qui organise la prostitution comme un travail.
https://docs.google.com/document/d/1iGN1IbBpTAyLn5UULORg2dZLfyMUQBgOdiXsOU4HRsg/edit?tab=t.0
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a rendu le 25 juillet un arrêt confortant la loi française de 2016 de lutte contre le système prositututionnel.
Voici le communiqué de presse d'’associations de terrain accompagnant des milliers de personnes en situation de prostitution de tous pays, survivantes de la prostitution, associations de lutte contre les violences masculines françaises et européennes
25 juillet 2024 la CEDH conforte la loi française. Un signal fort pour l’Europe, une victoire pour toutes les femmes !
À la suite d'une requête déposée en 2019, la Cour européenne des droits humains (CEDH) était amenée à se prononcer sur la pénalisation de l’achat d’actes prostitutionnels, accusée de "mettre en péril l’intégrité physique et psychique et la santé des personnes [pratiquant] la prostitution" et de menacer "le droit au respect de la vie privée des personnes prostituées et de leurs client".
Dans cette décision rendue le 25 juillet, la CEDH a rejeté à l’unanimité l'ensemble de ces griefs.
Nous, associations de terrain accompagnant des milliers de personnes en situation de prostitution de tous pays, survivantes de la prostitution, associations de lutte contre les violences masculines saluons cette décision de la CEDH. Il faut noter que cette décision a été prise à l’unanimité et sans ambiguité.
La Cour met en avant le caractère soutenu et démocratique du processus législatif de la loi de 2016 et reconnaît que la pénalisation des “clients” est indissociable du dispositif global de la loi. Elle reconnaît également que nul n’a aujourd’hui la capacité d'établir que la loi aurait eu un effet péjoratif sur les personnes prostituées et indique que la loi a pris en compte de manière extrêmement poussée la situation sociale et sanitaire des personnes.
Nous affirmons que le modèle abolitionniste est le système qui garantit la meilleure protection pour l’ensemble des personnes prostituées et qui permet l’accès à leurs droits élémentaires, en premier lieu la santé.
Ainsi, la loi de 2016 forme un tout cohérent en agissant en soutien des personnes prostituées (parcours de sortie, mesures de protection), en sensibilisation du jeune public et en s’attaquant au proxénétisme et à la « demande ».
Seule la reconnaissance de la prostitution en tant que violence permet un accompagnement efficace des personnes en situation de prostitution. Ce qui empêche les personnes prostituées d’accéder à leurs droits, ce n’est pas la loi : c’est son manque d’application. Pour améliorer l’accès aux droits et à la santé pour les personnes prostituées, il faut renforcer l’application de la loi sur tout le territoire français.
Nous avons l’espoir que la décision de la CEDH donne un nouveau souffle à l’application de la loi en France ainsi qu’aux réformes législatives impulsées dans d’autres pays européens (Espagne, Allemagne, etc.) Nous continuons de réclamer la mise en place des mesures suivantes :
• Offrir à toutes et tous une alternative à la prostitution :Permettre à toutes les personnes prostituées qui le souhaitent de sortir de la prostitution (multiplier les parcours de sortie et les améliorer par l’augmentation de l’allocation financière et la durée du titre de séjour pendant le parcours, la délivrance d’un titre à l’issue, et le financement de l’accompagnement) ;.
• Initier de grandes campagnes nationales pour un changement de regard de la société, en priorité en direction des « clients » prostitueurs ;
• Mettre fin à l’impunité pour les prostitueurs, « clients » et proxénètes, notamment en ligne ;
• Généraliser la prévention pour assurer un avenir sans marchandisation pour les jeunes via le déploiement d’une véritable éducation à la sexualité ainsi que la prévention et prise en charge des mineur.es victimes de violences sexuelles ;
• Consentir l’effort financier à la hauteur de l’enjeu, estimé à 2,4 milliards d’euros sur 10 ans pour la France
