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Le 28 septembre, journée internationale du droit à l'avortement, la marche mondiale des femmes appelle à une manifestation en solidarité avec toutes les femmes du monde et en particulier celles des pays dans lequelles ll'avortement est interdit ou limité.
La manifestation est organisée à 14h30 à Port Royal
- La revue médicale The Lancet a publié, le 27 septembre, une étude qui met au jour que les inégalités de genre pénalisent l’accès des femmes à la prévention et au traitement des cancers.
- Les politiques de prévention ont par exemple tendance à se concentrer sur les cancers dits féminins (cancers gynécologiques et du sein) tandis que les cancers du poumon et colorectaux sont très fréquents.
- Si la parité existe en France dans le domaine de la recherche médicale, elle n’est pas forcément synonyme de leaderships pour les femmes.
- https://go.squidapp.co/n/fgu1Pfm
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« Le patriarcat domine les soins, la recherche et l’élaboration des politiques en matière de cancer. Les personnes qui occupent des postes de pouvoir décident de ce qui est priorisé, financé et étudié », écrivent les auteurs de « Femmes pouvoir et cancer » dans une étude du Lancet publiée le 27 septembre 2023 dans la revue médicale britannique qui fait autorité. Un pavé dans la mare lancé par des spécialistes de la prise en charge et de la prévention des cancers, des épidémiologistes, mais aussi des experts du genre, du droit ou de l’économie, après une étude menée dans 185 pays.
« Ne pas restreindre la femme à son appareil génital »
Les enjeux de santé publique sont colossaux à l’échelle internationale. « Parmi les 2,3 millions de femmes qui meurent prématurément d’un cancer chaque année 1,5 million de décès pourraient être évités grâce à des stratégies de prévention primaire (diminution des causes et facteurs de risque) ou de détection précoce, et 800.000 décès supplémentaires pourraient être évités si toutes les femmes dans le monde entier pouvaient accéder à des soins optimaux contre le cancer », peut-on lire dans les principales conclusions de l’étude.
Le projet de loi sur la "Reproduction humaine assistée" a été voté au Sénat (Seanad) en un temps record. L'attention du public et des médias était aux abonnés absents.
Au sein de la chambre, la sénatrice Seery Kearney, elle-même commanditaire d'une enfant en Inde, et défenseure du projet de loi, a tablé sur des arguments émotionnels pour faire taire toute dissidence. Les inquiétudes concernant l'exploitation des femmes vulnérables dans le monde, les impacts sociétaux à long terme et la protection des enfants ? Rejetées comme "insensibles aux souffrance des commanditaires" ou "homophobes".
Les seules voix que les législateurs semblent prendre en considération sont celles des "clients" et futurs "clients". Ce n'est pas une victoire, mais un pas de plus vers l'exploitation des femmes à travers le monde.
Voir le communiqué de presse de la CIAMS pour plus de détails.
La très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré ce vendredi 24 juin un arrêt qui, depuis près d’un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter.
Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, mais renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l’arrêt emblématique “Roe v. Wade” de 1973, quand chaque État était libre de les autoriser ou non.
L’arrêt publié vendredi va à contre-courant de la tendance internationale à libéraliser les IVG. Les Etats sont maintenant libres d'autoriser l'avortement ou non.
Donald Trump avait préparé cette décision en nommant des magistrats très conservateurs à la Cour suprême. Voir l'article du Huffington Post
De nombreuses associations féministes françaises et dans le monde ont manifesté leur colère et leur soutien aux américaines, exprimant leur inquiétude face à cette régression.
REFH s'insurge contre cette décision et soutient les communiqués publiés par les associations féministes.
La CLEF dont REFH est membre publie un Communiqué : Pour un droit fondamental à l’IVG en Europe . Elle y renouvelle sa demande d’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Voir le CP du Collectif Ensemble contre le sexisme
De nombreuses voix s'élèvent pour que le droit à l'avortement soit inscrit dans la Constitution en France, afin de ne pouvoir être remis en cause.
Laurence Rossignol et le groupe PS du Sénat ont déposé un projet de loi en ce sens au Sénat.
Le CNFF publie un Communiqué pour le demander.