Le Lobby européen des femmes produit des connaissances.

Le rapport est basé sur les contributions reçues en 2016 de 28 coordinations nationales du LEF et d'autres organisations nationales concernées par le sujet en réponse à un questionnaire du LEF demandant des informations sur l'éducation sexuelle, les questions connexes et les demandes et recommandations des pays.

Notez que le questionnaire a laissé une marge d'interprétation considérable, et donc les 28 déclarations des pays entrants n'étaient pas nécessairement comparables. Pourtant, les principaux points, préoccupations et conclusions soulignés par les membres étaient convergents, et l'analyse a révélé des schémas clairs, des visions et des demandes communes.

Un cadre féministe inclusif a été adopté comme base théorique pour ce rapport.

Lors de l'élaboration du rapport, les principaux documents internationaux existants ont été examinés et pris en considération dans le cadre du système plus large dans lequel ce rapport devrait être considéré et situé.

 

 

La nouvelle Convention  interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2019-2024 vient d’être publiée.

Le président de la République " a défini l’éducation comme le premier pilier d’une politique ambitieuse permettant à la fois de diffuser la culture de l’égalité et de prévenir et combattre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles."

"La permanence de certains enjeux et de l’émergence de nouvelles problématiques – notamment la montée du cybersexisme – engage à conduire une politique encore plus volontariste et à aller plus loin, à la fois dans l’éducation des jeunes à l’égalité et dans la protection des élèves et des étudiants et étudiantes, en mobilisant tous les acteurs et tous les leviers de politique publique. Cette cinquième convention pour la période 2019-2024 porte ainsi une nouvelle ambition. Associant – au-delà des ministères en charge de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur – tous les ministères responsables de missions d’enseignement, ce nouveau texte-cadre privilégie une approche globale, définissant cinq grands axes d’intervention, déclinés en objectifs, eux-mêmes précisés par des mesures concrètes et évaluables :

  • piloter la politique d’égalité au plus près des élèves et des étudiantes et étudiants ;
  •  former l’ensemble des personnels à l’égalité ;
  •  transmettre aux jeunes une culture de l’égalité et du respect mutuel ;
  •  lutter contre les violences sexistes et sexuelles ;
  •  s’orienter vers une plus grande mixité des filières de formation."

Les femmes ne font-elles jamais l’histoire ?

 

Pour la rentrée scolaire, REFH adresse une lettre ouverte à Souâd Ayada, Présidente du Conseil supérieur des programmes

 

Le Conseil supérieur des programmes renvoie les femmes aux oubliettes de l’histoire, déplore Cécile Beghin, historienne et membre du bureau de l’association Mnémosyne.

Voir l'article publié par Mnémosyne dans le Monde

"Les programmes de lycée qui nous sont proposés marquent un retour au « roman national », centré sur la construction de la France et ses grandes évolutions politiques, c’est-à-dire une histoire stéréotypée, datée, et essentiellement masculine. Les femmes n’y occupent aucune place, à l’exception de quelques personnages « prétextes ».

Le choix de privilégier une histoire politique et militaire dans les programmes de 1re, et d’accorder si peu de place à l’histoire sociale ou culturelle, renvoie les femmes aux oubliettes de l’histoire."


Et un article dans 50/50 : les nouveaux programmes soumis à consultation nous font reculer de 30 ans dans l’enseignement de l’histoire

"Dans le cadre de l’éducation nationale et des cours d’histoire, il est nécessaire que les programmes  indiquent aux enseignants la route à suivre pour transmettre une histoire mixte. « Comprendre le monde actuel », « l’appréhender de façon distancée et réfléchie », devenir un citoyen éclairé dans un espace civique qui aspire à plus de tolérance et d’égalité, ce n’est pas seulement se familiariser à l’histoire politique et militaire de la France ; c’est avoir accès à des champs de recherche contemporains, à des questionnements renouvelés qui permettent à nos élèves, garçons et filles, de se reconnaître et de se projeter dans notre corps social mixte. L’enjeu est de taille."
 
REFH publiera très prochainement son analyse.

La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher a signé le 24 septembre une "Charte pour une représentation mixte des jouets", avec les industriels, les distributeurs de jouets et des associations, pour faire reculer les stéréotypes de genre dans l'univers des jouets.

À travers cette charte, l'ensemble de la filière s'engage à fournir des efforts "mesurables" pour améliorer la représentation mixte des jouets, a souligné dans un communiqué la Fédération française des industries jouet/puériculture (FJP). 

 

Les fabricants et distributeurs.es s'engagent entre autres à :

  • supprimer la catégorisation "jouets de fille" ,  "jouets de garçon,"
  • promouvoir des visules mixtes ou neutres
  • mieux mettre en valeur les jouets scientifiques en direction des garçons et des filles.
  • mettre à la disposition des magasins un module audiovisuel de formation

 

 

Lors de l'atelier L’école des filles organisé par REFH au 8e Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie (CIRFF2018, Université Paris Nanterre, 27-31 octobre 2018),

Maria Stéfanou, Docteure en linguistique et didactique du français, a fait une intervention sur "Espace francophone et enjeux féministes : le rôle des établissements français dans l’éducation des filles en contexte hellénophone (XVIIIe-XXe siècles)".

Voir le résumé de cette intervention